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En février 1904, Emile Bernard photographie Cézanne dans son atelier ; il y revient un an plus tard :
Il y avait encore, sur un chevalet mécanique qu’il venait de faire installer, une grande toile de femmes nues se baignant. J’ose à peine l’avouer, disait Cézanne, j’y travaille depuis 1894. Je voulais peindre en pleine pâte comme Courbet.
article paru dans La Grande Revue, 1907
L’atelier des chefs-d’œuvre de la dernière période En 1901, Cézanne acquiert une terre d'un demi-hectare plantée d’oliviers et de figuiers en bordure du canal du Verdon. Il s'agit surtout d'un champ d'oliviers voisinant avec un terrain de chasse non loin du chemin dit «des Lauves». Il fait détruire le cabanon existant et construire un atelier à sa mesure et selon ses plans. Dans cet atelier, il poursuit un thème qui l’occupe de plus en plus : Les Grandes Baigneuses. Avec Le Jardinier Vallier et les natures mortes aux crânes, il médite sur la mort qui approche. Durant cette dernière période, Cézanne reçoit de nombreuses visites.
Un lieu vivant Le dernier atelier aixois est un authentique lieu de mémoire qui restitue avec les outils, les objets modèles des natures mortes, les souvenirs, le jardin, l’atmosphère exceptionnellement vivante et intime du peintre. Ouvert au public depuis plusieurs années, l’atelier Cézanne suscite une forte curiosité du public, en particulier international. Des manifestations régulières sont proposées : «Nuits des toiles» chaque été avec projection d’œuvres de Cézanne sur les façades de l’atelier, interventions d’artistes contemporains, expositions photographiques dans le jardin, rencontres gastronomiques.
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